L'ENGAGEMENT D'EMILE ZOLA  

 

Chronologie de l'affaire - L'engagement d'Emile Zola - Articles, extraits et photos

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La Vérité est en marche et rien ne l'arrêtera

"Je n'ai pas voulu que mon pays restât dans le mensonge et dans l'injustice. On peut me frapper ici. Un jour, la France me remerciera d'avoir aidé à sauver son honneur"

En 1901, Zola fait paraître La Vérité en Marche, un recueil d'articles écrits pendant l'Affaire Dreyfus. Les articles qui composent le recueil ont été écrits sur une période de 3 ans : de 1897 à 1900

- M. Scheurer-Kestner : paru le 25/11/1897 dans le Figaro

- Le Syndicat : paru le 01/12/1897 dans le Figaro

- Procès-Verbal : paru le 5 décembre 1897 dans le Figaro

- Lettre à la Jeunesse : paru en une brochure vendue le 14/12/1897

- Lettre à la France : paru en une brochure vendue le 06/01/1898

- Lettre à M. Félix Faure, Président de la République : paru le 13/01/1898 dans l'Aurore

- Déclaration au jury : paru le 22/02/1898 dans l'Aurore

- Lettre à M. Brisson, Président du conseil des ministres : paru le 16/07/1898 dans l'Aurore

- Justice : paru le 05/06/1899 dans l'Aurore

- Le cinquième acte : paru le 12/09/1899 dans l'Aurore

- Lettre à Madame Alfred Dreyfus : paru le 29/09/1899 dans l'Aurore

- Lettre au Sénat : paru le 29/05/1900 dans l'Aurore

- Lettre à Emile Loubet, Président de la République : paru le 22/12/1900 dans l'Aurore

L'article "J'accuse" a été un élément déterminant dans la révision du procès d'Alfred Dreyfus. Cet article a également valu à son auteur des ennuis judiciaires. Cependant, lorsque Zola a été assigné devant la cour d'assises de la Seine, ce n'était pour l'ensemble de son article mais pour seulement 3 passages de celui-ci :

- Première colonne de la première page :

"Un conseil de guerre vient, par ordre, d'oser acquitter un Esterhazy, soufflet suprême à toute vérité. Et c'est fini, la France a sur la joue, cette souillure. L'histoire écrira que c'est sous votre présidence qu'un tel crime social a pu être commis."

- Sixième colonne de la première page :

"Ils ont rendu cette sentence inique qui à jamais pèsera sur nos conseils de guerre, qui entachera désormais de suspicion tous leurs arrêts. Le premier conseil de guerre a pu être inintelligent, le second est forcément criminel."

- Deuxième colonne de la deuxième page :

"... J'accuse le second conseil de guerre d'avoir couvert cette illégalité par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d'acquitter sciemment un coupable." Ce choix n'était pas innocent. En effet le but était d'empêcher de faire allusion au procès et à la condamnation de Dreyfus.